Minimum Vital Logo
Minimum Vital
➡️ English version  English version
Thierry Payssan Eric Rebeyrol Charly Berna Jean-Luc Payssan
Minimum Vital

Minimum Vital

Rock Progressif depuis 1982

Parlons Claviers avec Thierry

MonophoniqueMonophoniqueOrgueOrguePianoPianoPolyphoniquePolyphoniqueSampleurSampleur

Rien n’est plus subjectif que la ‘sonorité’ d’un instrument électronique. Dans le domaine des guitares, au-delà des différences de goûts, tout le monde arrive à peu près à se mettre d’accord sur la qualité de tel ou tel instrument (par exemple : la ‘clarté’ d’une Fender, la ‘chaleur’ d’une Gibson, …), mais en matière de synthétiseur, c’est bien différent ! Les avis sont très diversifiés, un tel qualifiant un son particulier de fabuleux, et un autre le trouvant parfaitement infect.

C’est qu’en la matière, du fait de la longue histoire de la lutherie électronique, de l’utilisation multiple qui en a été faite dans la musique populaire, des goûts personnels bien sûr, mais surtout de l’influence des modes, l’établissement d’un jugement objectif est rendu particulièrement difficile.

L’exemple le plus parlant est sans doute le sort fait au début des années 80 aux instruments analogiques:

… à cette époque, et sans appel, ceux-ci furent en effet subitement qualifiés de « ringards » devant l’arrivée des 1ers instruments numériques (DX Yamaha en tête).

Ils furent bientôt relégués en dépôt vente dans les caves des magasins de musique, à des prix dérisoires.

Puis, à partir du milieu des années 90, on les a vu revenir en force et trouver une place de choix dans le cœur des musiciens, sans doute lassés par la richesse quelque peu artificielle des instruments de la décennie précédente.

Les instruments « vintage » sont alors devenus de plus en plus rares et chers, et vont jusqu’à être « émulés » aujourd’hui par des calculateurs numériques, voire carrément re fabriqués (Moog, Korg). Comme quoi, ce qui est vrai à un moment ne l’est plus l’instant suivant.

Thierry Payssan en grande tenue avec le sp 80s
Thierry en grande tenue avec le sp 80s

Un autre aspect du problème est qu’on oublie trop souvent qu’une sonorité ne se juge pas seule. Un son ne s’exprime qu’à l’intérieur d’un contexte musical donné. L’exemple type est le son trop riche en harmoniques qui parait fabuleux tout seul, mais qui devient tout petit dans un mixage, alors qu’un autre son plus simple et bien placé pourra avoir une présence extraordinaire.

Tout ça pour dire que j’ai fini par ne plus trop tenir compte des avis formulés par autrui sur les instruments électroniques et les choix de sons, y compris les miens. En matière d’avis, j’ai entendu tout et n’importe quoi…

Ce qui ne veut pas dire que mes propres choix aient été, ou sont encore, toujours très bon, loin de là ! Par contre, il est certain que ces choix ont toujours été faits dans un contexte particulier, pour un usage particulier, et à un moment particulier. Ils sont parfois à coté de la plaque.

… En faisant un petit tour d’horizon de quelques uns de tous les instruments que j’ai eu l’opportunité d’avoir entre les mains, je vous propose dans cette rubrique mes commentaires personnels, et donc parfaitement subjectifs et assumés, sur les qualités et les défauts des petits joujoux que voici:

Thierry Payssan À Auxerre, avec un piano à queue
À Auxerre, avec un piano à queue
Thierry Payssan et Le Yamaha DX-21
Le Yamaha DX-21
MonophoniqueMonophoniqueOrgueOrguePianoPianoPolyphoniquePolyphoniqueSampleurSampleur